Volaïe & cochonouille

Image de couverture de l'article : logo de la poule-saucisse (poulisse) et titre "le souffrantisme, kézako ?"
< Retour

Notre idéologie : le souffrantisme !

Comprenez notre démarche ! Une petite introduction à notre idéologie : le souffrantisme.

Nous avons bien pris acte des solides preuves scientifiques sur la sentience animale. De nombreuses études, soutenues par des institutions internationales et scientifiques de renom, l'ont confirmé : les animaux sont des êtres sentients, capables de ressentir douleur, plaisir, et une gamme complexe d'émotions.

Nous recommandons d’ailleurs vivement le site sentience.pm pour une information détaillée et rigoureuse sur la sentience animale. Ce site offre une documentation précieuse sur la manière dont les animaux perçoivent et ressentent leur environnement. Il s’appuie sur des études récentes en éthologie et en neurosciences pour sensibiliser le grand public à la souffrance animale et à la nécessité de repenser nos pratiques, comme le souligne la Déclaration de Montréal sur l’exploitation animale.

Nous condamnons l’ensemble des pratiques qui supposent de traiter les animaux comme des choses ou des marchandises. (...) Nous déclarons que l’exploitation animale est injuste et moralement indéfendable. Déclaration de Montréal sur l’exploitation animale

De plus, la Déclaration de Cambridge de 2012, rédigée par une équipe d'éminents chercheurs en neurosciences, est particulièrement éclairante à ce sujet.

L'absence de néocortex ne semble pas empêcher un organisme d'éprouver des états affectifs. [...] Des animaux non-humains, notamment l'ensemble des mammifères et des oiseaux ainsi que de nombreuses autres espèces telles que les pieuvres, possèdent également ces substrats neurologiques. Déclaration de Cambridge, 2012

Ce consensus scientifique met en lumière une réalité que l’Union Européenne a d’ailleurs officialisée en 2009 dans le Traité de Lisbonne, reconnaissant la sentience animale.

Cependant, bien que ces déclarations soulignent l'obligation morale de protéger les animaux, les pratiques d’élevage intensif persistent sans que cela ne semble véritablement affecter les habitudes de consommation.


À la lumière de cette situation, il semble évident que la souffrance animale a une importance centrale pour les consommateurs. En effet, si la sentience est acceptée comme un fait, et si les pratiques d'élevage intensif et la consommation de produits issus de cette exploitation se poursuivent, il est légitime de penser que la souffrance animale a une valeur implicite. Malgré les informations disponibles et les efforts des défenseurs des droits des animaux, les consommateurs semblent continuer à valoriser cette souffrance : cette dernière fait-elle alors partie du plaisir recherché par les consommateurs ?

Nous avons donc décidé de maximiser la souffrance dans nos élevages pour répondre à vos attentes et maximiser votre plaisir. Si la souffrance animale est une composante tacitement appréciée par les consommateurs, pourquoi ne pas la revendiquer et la maximiser ouvertement ? Notre modèle d’élevage embrasse cette contradiction morale. Nous avons mis en place des conditions d’élevage où chaque animal est soumis à des expériences de douleur, de stress et d’isolement, assurant ainsi que sa souffrance soit optimisée à chaque étape de sa vie. Cette approche, que nous avons nommée souffrantisme, vise à offrir aux consommateurs ce qu’ils semblent désirer : des produits issus d'animaux ayant connu une souffrance prolongée.